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Nature Patrimoine et Paysages des Arcs (NPPA) est une association de sauvegarde du patrimoine et de protection de l’environnement dont les actions sont intentionnellement d’intérêt local. Cette volonté de travail de proximité n’exclut pas l’adhésion aux idées et aux valeurs écologiques globales, naturellement, mais les actions conduites le sont pour les problèmes rencontrés dans le village des Arcs.

Ainsi NPPA va s’intéresser au patrimoine historique naturel et/ou industriel du village pour ce qui concerne le patrimoine.

NPPA va s’occuper des milieux naturels du village (ruisseaux, fleuve, forêt, arbres), de la faune (vivant dans la cité ou en milieu sauvage), et des impacts sur l’environnement de toutes les actions humaines (constructions, PLU, Zones d’activités etc...) pour ce qui concerne l’environnement.

Enfin l’aspect Provençal du village, ses paysages, ses alentours proches (entrées du village, respect du cahier des charges des entreprises qui s’y implantent, choix des espèces etc...) sont aussi considérés avec attention et l’association intervient quand elle l’estime nécessaire.

Il faut garder cependant à l’esprit que l’association n’a aucun pouvoir décisionnaire et qu’il n’est pas toujours facile de faire adopter son point de vue par ceux qui détiennent justement ce fameux pouvoir.

Convaincre, suggérer, persuader sont à peu près les seules armes dont dispose l’association.

Une synthèse a été rédigée par Eliane Dissard au sujet des fontaines et des sources des Arcs. Comprenant des notes, des écrits d'archives, le circuit de la balade ainsi que des commentaires, vous pouvez la consulter en cliquant sur le lien suivant :

 Fontaines et sources des Arcs

En 1865 deux glycines furent plantées part la SNCF aux Arcs : une devant le buffet de la gare et une seconde près de la façade d’un bâtiment construit aux Bréguières.

Les Arcois connaissent bien la première qui est maintenant classée et qui fait l’admiration des voyageurs et des passants au moment de sa superbe floraison.

La seconde glycine, la jumelle, est devenue « privée » : en effet le bâtiment appartenant à la SNCF a été vendu et a été occupé par des particuliers.Les derniers propriétaires de ce bâtiment ont été monsieur et madame Grégoire qui l’ont habité pendant 49 ans et qui y ont créé et exploité un élevage de poules pondeuses.

Quand les Bréguières ont été transformées en ZAC les bâtiments existant sur la zone ont été abattus pour être remplacés par des locaux commerciaux. La glycine qui s’adossait à une construction vouée à la destruction était en péril.

Grâce à la volonté du maire, Alain Parlanti, au bon vouloir des propriétaires de la ZAC ( la société Barjane) et à l’opiniâtreté de l’association Nature Patrimoine et Paysages des Arcs le précieux végétal - il vaudrait entre 7000 et 9ooo euros- a pu être sauvé. Il a été arraché et placé, en attente de transplantation aux Arcs, dans une pépinière de Fréjus qui se consacre aux gros végétaux « La Palmeraie »

La glycine est revenue aux aux Arcs.

Elle a, après quelques travaux d’aménagement, trouvé une place sur un espace de terre situé sur le boulevard Jean Jaurès en limite du parc de stationnement installé le long de la voie « Docteur Jauffret » menant à Château Morard.

Pendant son séjour à Fréjus, et ce malgré une coupe drastique (sa frondaison qui faisait 15 mètres a été ramenée à 1m50 !) la vieille dame a continué à vivre.

Elle a même, à la saison, un peu fleuri mais elle s’ennuie et voudrait se rapprocher de sa jumelle. Elle voudrait continuer à vivre aux Arcs, elle voudrait refleurir avec l’abondance presque extravagante qui était la sienne il y a une dizaine d’années aux Bréguières. Elle voudrait séduire les Arcois en illuminant ce triste boulevard Jean Jaurès.

Elle voudrait que l’on n’attende pas trop pour son transfert, elle voudrait que le lieu soit bien aménagé et être soutenue correctement tout au long du petit muret qui délimitera le minuscule jardin public où elle pourra à nouveau s’épanouir.

En 2012 la glycine a été transplantée enfin aux Arcs au droit du boulevard Jean Jaurès et de la rue menant à Château Morard. Elle a bien résisté à la transplantation.

Eliane Dissard

Quelques personnalités qui ont marqué la vie du village des Arcs au XIXe et au XXe siècles

Au cours des deux derniers siècles des hommes et des femmes nés aux Arcs ou y ayant vécu ont par leur présence et leur œuvre éclairé de façon remarquable la vie du village. Certains sont mondialement connus, d'autres le sont seulement dans la petite cité provençale et ses alentours proches.

Ils sont renommés à des titres divers mais méritent tous que l'on s'attache à les présenter et à faire que leur mémoire reste vivante.

Une page est consacrée à chaque personnage : quelques lignes sur sa vie, sur l'œuvre laissée, sur les traces encore présentes ici ou plus loin.

D'avantage de renseignements sur François Berthet qui fit des Arcs à la fin du XIXe siècle et au début du XXe un centre industriel important pour l'élevage du ver à soie et l'exportation « des graines » c'est à dire des œufs de ver à soie. Avec les Arcs onze villes ou villages du Var sont concernés par l'industrie dirigée par François Berthet sans compter les autres villages où travaillent les éducateurs, c'est à dire les éleveurs de vers à soie utilisés ensuite pour la sériciculture.

AU XIXe siècle
Madeleine Lemaire
François Berthet
Au XXe siècle
Jean Camille Clinchard
Charles Loupot
Georges Cisson
Henri Parlarieu
Stéphan Fraiteur

Charles Loupot (1892-1962)

Il est connu, très connu, comme affichiste.

Qui n'a pas en mémoire ses dessins publicitaires dépouillés à l'extrême pour ne laisser apparaître que l'idée, le concept seul que le créateur veut faire surgir et graver d'une manière indélébile dans l'esprit du spectateur ou du simple passant (qui généralement en marchant pense à autre chose et est surpris par l'affiche). Des dessins épurés,très stylisés, vigoureux qui doivent être compris, quasiment dans l'immédiat, puis rester en mémoire accompagnés toujours du même slogan, parfois la seule marque dont on souhaite faire la publicité.

Des dessins hautement suggestifs donc avec des couleurs pures, parfois une ou deux seulement, accompagnant le noir et le blanc.

Ainsi l'affiche de St Raphaël Quinquina : deux garçons, un rouge, l'autre blanc en silhouette stylisée à l'extrême, la marque St Raphaël en jaune dans le haut de l'affiche avec son lettrage si facilement reconnaissable, puis l'appellation « quinquina » en jaune aussi, en lettres minuscules d'imprimerie placée à droite en ligne verticale, intentionnellement, pour inciter l'observateur à faire la recherche importante, à savoir : quelle est la maison dont on fait la publicité ? Enfin deux indications, chacune près d'un des serveurs stylisés : rouge - en rouge - et blanc - en blanc - signifiant les deux couleurs commerciales du Quinquina. Dans cette affiche tout est dit, tout peut se découvrir en un instant : par le voyageur pressé, par le voyageur du métro qui peut tous les jours dans son wagon revoir et s'imprégner de cette affiche et de ce qu'elle veut, et parvient avec maîtrise, à communiquer. Il y a bien sûr d'autres affiches célèbres de Charles Loupot : certaines moins dépouillées mais toutes suggestives, parlantes, évoquant avec une précision inouïe et parfois un humour décapant les produits phares de la deuxième moitié du XXe siècle (Coty, Twinning,Valentine, Peugeot...)

Que dire de l'homme, de sa vie, de ce qu'il aimait, de ce qu'il recherchait ?

C'était un charmeur nous disent ceux qui l'ont connu.

Un travailleur, un dessinateur hors pair, dont le graphisme a servi d'exemple jusque dans les écoles où les profs de dessin le présentaient comme' un maître incontestable, un publiciste enfin à l'intelligence aiguë.

Il aimait le village des Arcs où ses parents avaient une villa acquise en 1923. Il y a personnellement acheté plusieurs propriétés : au Ribas dont il aimait le pigeonnier, au Beauvezer et enfin dans le vieux village médiéval - le Parage - qu'il a contribué, par ses conseils éclairés à monsieur Agnelli, à restaurer harmonieusement.

Où peut-on voir ses œuvres ? Quelques informations sur ces dernières et sur leur créateur sont présentes à la Maison de l'Histoire des Arcs mais c'est surtout à Clamecy, dans la Nièvre, que l'on peut admirer au musée de la ville la plupart des affiches de Charles Loupot.

Charles Loupot est enterré à Nice dans le beau cimetière Caucade.

François Berthet

Un industriel qui développa aux Arcs une sériciculture de renommée mondiale.

Né à Cabannes (Bouches du Rhône) en 1837, François Berthet est le fils aîné d'une nombreuse famille. Il s'intéresse très tôt à l'horticulture dans l'établissement que dirige son père. Doué pour le commerce et les affaires, il représente rapidement la maison paternelle, voyageant dans le sud afin de placer les produits de la pépinière.Il a, aux Arcs un bon client chez lequel il va placer des mûriers : monsieur Juhan. Il épouse Dosithée, fille unique de ce monsieur Juhan et s'installe aux Arcs en y établissant une succursale de la maison Berthet.

Dès la première année de son installation François s'intéresse à la sériciculture et se met à la recherche de cocons producteurs de qualité supérieure.

En 1866 il fait l'acquisition d'un kilo de cocons (payé 100F) dans une campagne des Maures entre Sainte Maxime et le Plan de la Tour.

Après avoir sélectionné soigneusement ce kilo de cocons en employant le système cellulaire de Pasteur, il fait distribuer la graine de ver à soie (les œufs) de sa deuxième production à des éducateurs demeurant dans son pays natal. Il leur donne gratuitement la graine et 25 F par once (30 grammes) pour la nourriture moyennant en retour la moitié de la récolte. Les résultats sont plus que satisfaisants et François Berthet fonde en 1871, aux Arcs, la maison séricicole Berthet et Cie qui, jusqu'aux environs de la guerre de 1939-1945, a toujours continué à produire la même race en l'améliorant constamment avec une rigueur scientifique et la plus grande méticulosité. Les petites boîtes de graines, dites « soie du Var » portant l'estampille de l’État constituant, au moment le plus fort de la production, le 1/7e de la production totale française.

Par sa production et ses exportations, l'établissement Berthetest, à cette époque, le plus important mondialement parlant.

François Berthet choisit avec soin les villages où il distribue les graines. Il choisit les éducateurs les plus sérieux qui veillent à réunir les conditions les plus favorables à l'élevage du ver à soie.Il s'agit d'avoir une bonne exposition, la température adéquate, les conditions hygrométriques requises et produire des feuilles saines de mûrier.

1800 à 2000 éducateurs élèvent ainsi chacun 10 à 30 grammes de graines, ce qui donne une production annuelle de 80 000 KG de cocons.

Tous ces cocons sont soumis à un choix méticuleux.

Les chrysalides sont vérifiées par le toucher, visualisées par des yeux exercés. Le tiers des cocons, en moyenne, est écarté.Il reste environ 55000 kilogrammes de cocons au grainage donnant 3onces de graines par kilogramme.

La production atteint ainsi environ 150000 onces par an soit 1/7 de la production française évaluée à 1000000 d'onces de graines.

Une production croissante qui fait de l'établissement Berthet le plus. important du monde entier pour le grainage(à noter par exemple les chiffres des exportations de 1900, soit 152000 onces et de 1901 soit 180000 onces)

Dans le Var François Berthet possède, à la fin du XIXe siècle, 11 établissements de sériciculture.

Les Arcs, Brignoles, Carcès, Lorgues, Draguignan, Trans, Le Luc, Cabasse, Sainte-maxime, le Plan de la Tour et 3 autres en Asie Mineure à Chypre, Mont Liban et Brousse. De plus il dispose en Perse à Lahidjand, d'un établissement avec étouffoirs et séchoirs pouvant loger 200000 kilogrammes de cocons et d'un autre établissement à Kokand dans le Turkestan russe.

Aux Arcs les ouvriers employés à la sériciculture sont presque exclusivement des femmes. Seules admises dans les salles de papillonnage, les trieuses, après l' examen au microscope des papillons parents, détachent et raclent prudemment les graines admises. Des graines qui ont d'abord été immergées afin de dissoudre la gomme qui les fixe à la toile.Les graines sont ensuite lavées à plusieurs reprises : tant que remontent à la surface impuretés et graines mortes.

Ce lavage ne peut être parfait qu'après les premiers froids.

Sur la terrasse du premier étage de l'actuel n°79 du boulevard Jean Jaurès, une terrasse bordée de balustres, près d'un gros tilleul et d'un non moins gros mûrier :

« Une ambiance joyeuse règne. Sous le mûrier, on installe deux tables, longues et étroites, bordées et recouvertes de zinc, avec une pente aménagée à l'une des extrémités pour laisse glisser les graines dans l'eau claire du cuvier. Deux femmes se faisant vis à vis à chaque table y étalent la toile préalablement trempée sur laquelle est collée la graine et, avec un couteau, la raclent doucement... Ces femmes spécialistes du raclage, rincent la graine dans plusieurs eaux. Le dernier rinçage est fait au vin pour donner une jolie couleur aux graines... » (Mémoires de famille) Les petits œufs supportent fort bien toutes ces manipulations effectuées avec une douce et ferme précision(une manipulation expressément féminine donc !). Chaque lot numéroté est mis à sécher. La saison « qui commence en mai avec l'arrivée des cocons, se termine en septembre par la mise en boîte (30 grammes qui se fait au rez e chaussée » dans une grande remise. Les Arcoises qui font la pesée ont une telle habitude qu'elles font tomber en une seule fois la fine pluie de graines destinées à la petite boîte réceptacle.

Les autres femmes, les tamponneuses, les colleuses (de la marque estampillée par l’État), celles qui remplissent les caisses envoyées partout dans le monde de la soie,travaillent aussi à l'usine(une propriété privée maintenant) qui existe toujours rue Mirabeau. Dans cette usine avec étouffoirs, on tue les chrysalides avant que les cocons ne soient percés par l'imago,des cocons qui sont ensuite vendus à des soyeux.

Dans le village il y a, à l'époque 4 ou 5 magnaneries mais de moindre importance, en termes d'emplois,que l'entreprise Berthet qui compte jusqu'à 300 ouvrières et quelques ouvriers. A prendre en compte aussi le nombre important d'éducateurs qui travaillent pour l'entreprise dans les campagnes environnantes.

En quoi consiste le système cellulaire de PASTEUR utilisé aux Arcs :

Pasteur peut être considéré comme le sauveur du ver à soie car il est parvenu à identifier, et à fournir une stratégie, permettant d'éradiquer une maladie du ver à soie qui prit subitement une intensité inouïe au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. La production française de 28 000 000 kilos de cocons en 1853 passa à 7 500 000 kilos en 1857 pour tomber à 5 500 000 kilos en 1865.

Les vers à soie se pointillaient comme de grains de poivre d'où le nom de Pébrine donné à l'infection. Le même fléau affectait d'ailleurs l'Europe entière et presque toute l'Asie. Le chimiste Dumas, sénateur du Gard, un des anciens maître de Pasteur, confia à ce dernier la mission officielle d'étudier la maladie.

Pasteur engagea l'étude du ver à la ferme de Pont Gisquet près d'Alès. Il établit que la pébrine et une autre maladie, la flacherie(une sorte d'entérite) avaient pour cause l'intrusion d'êtres infimes, vivant et se reproduisant en nombre infini, capables de passer des corps qu'ils venaient d'infecter à d'autres corps qu'ils contaminaient, susceptibles d'êtres transportés par les vents et par les eaux, par les vêtements et les ustensiles.

Il appela ces corpuscules invisibles à l'oeil nu « microbes ».

Ainsi le ver à soie est à l'origine d'une des plus grandes découvertes de la médecine.

Pasteur ne pouvait pas songer à guérir l'insecte malade mais il trouva le moyen d'annihiler les contagions et d'éradiquer la maladie en donnant des conseils très stricts concernant la sélection des papillons.

IL ne fallait conserver que ceux exempts de faiblesse et de morbidité. Il prescrivit d'isoler les pontes en « cellules » (carrés ou sachets de toile) et d'annexer les parents papillons à leur progéniture. Avec le microscope, on constatait ensuite l'état sanitaire des parents. Suivant le cas, o, utilisait la graine (les œufs) ou on la brûlait.

Le grainage cellulaire n'est donc que la pratique industrielle du système Pasteur.

La France fut la première à l'adopter et François Berthet l'appliqua avec la plus grande exactitude, l'accompagnant de mesures d'hygiène strictes lors de toutes les étapes de la production séricicole.

Beaucoup de mémoires ont été écrits à propos de l'emplacement de Forum Voconii ou Forum Vocontium.

Pour les uns il faudrait le situer au Luc, pour d'autres à Lorgues , aux Arcs, à Draguignan ou dans tout autre lieu de la Provence.

Ce qui pose problème c'est le pont d'Argens : est-ce celui des Arcs , pas très loin des quatre chemins, ou celui de Vidauban dans le domaine d'Astros ?, ou au Cannet ? ou bien encore plus loin ?

Problème aussi pour le tracé de la voie Aurélienne et de ses embranchements : les distances d'un point à un autre diffèrent, les endroits où passe la voie démontrés par les restes de tel ou tel monument ou vestige romain reconnus par certains auteurs et dénigrés par d'autres.

Les mémoires proposés et parfois étudiés par des scientifiques datent du milieu du XIXe  siècle : 1864 pour celui de monsieur Aube (favorable à l'emplacement du forum au Luc), 1864 aussi pour celui d'Osmin Truc maire des Arcs (favorable à ce que le forum soit aux Arcs), 1865 pour le rapport du président de la société des sciences , arts et belles lettres du Var, 1885 pour Alphonse Michel qui reprend toutes les thèses y compris celles de l'abbé Pierrugues et celle de l'abbé Liotard.

Les restes des monuments romains constituent des témoins, les lettres des généraux romains sont passées au crible d'éminents latinistes, les écrits de Plutarque et d'Appien également. On discute de l'emplacement du pont d'Argens mais aussi de la fameuse petite rivière citée par Plutarque : s'agit-il de la Florièye ou du Réal ?

On évoque à propos des deux rives de l'Argens la crue extraordinaire de 1772 qui aurait provoqué un déplacement des rives de ce fleuve sans que ce fait appuie de façon probante une démonstration concernant l'emplacement du forum et du campement du général romain Lepide.

 

Il serait important de faire reprendre la question de l'emplacement du forum par des professionnels , spécialistes de l'histoire romaine et dans le même temps d'authentifier, ou non, des vestiges considérés comme romains. Cela parce que, dans l'Histoire, ce qui s'est passé, il y a plus de 2000 ans, près ou dans ce forum, lors de la rencontre des armées de Lépide et d'Antoine, a eu d'énormes conséquences pour Rome et ses provinces.

 

Dans le texte qui suit, la synthèse du rapport du seul scientifique qui s'est penché sur le problème, le président Thouron, semble faire prévaloir la thèse d'Osmin Truc qui place le forum dans la plaine des Arcs. En annexe de cette synthèse les sources utilisées sont citées, les cartes et plans ajoutés.

Forum Vocontium

Extraits du rapport de M.Thouron, président de la société des sciences, arts et belles lettres du département du Var sur deux mémoires :

  • celui de Monsieur Osmin Truc, maire des Arcs, « Forum Voconii  aux Arcs»
  • et celui de Monsieur Aube du Luc : « Forum Voconnii au Luc » en date du 8 janvier 1865.

(Ces extraits ont été choisis, ordonnés et accompagnés éventuellement de commentaires explicatifs par Eliane Dissard, présidente de Nature, Patrimoine et Paysages des Arcs qui a analysé des documents mis à sa disposition par Denys Rossignol. La liste de ces documents est en annexe du présent recueil)

Ce rapport, extrait du bulletin de la Société des sciences, arts et belles lettres du Var analyse les deux mémoires et tranche en faveur de celui de Osmin Truc, malgré quelques erreurs commises par ce dernier, en particulier sur le nom du forum.

Un mémoire qui prouve, avec les sérieux arguments du Président Thouron, que le Forum Vocontium était bien établi sur la plaine des Arcs, rive gauche de l'Argens, à côté de la petite rivière le Réal.

Ces extraits sont accompagnés de commentaires historiques à propos de la situation géographique du forum, de l'atmosphère à Rome et des décisions du Sénat en grande partie conduit par Cicéron, du rôle joué par les trois généraux: Plancus, Lépide et Antoine et des suites importantes que l'accord de Lépide, Antoine et Octave(futur empereur Auguste) auront sur l'avenir de la République.

Les événements qui se sont passés aux Arcs, peu après l'assassinat de Jules César (15 mars 44) conduiront les héritiers de César (Lépide, Antoine et Octave) à sceller un accord (11 novembre 43) qui changera le cours de l'Histoire.

Sources : Plutarque »Vie d'Antoine », Appien livre 46 § 50, Dion livre 46 § 50, Lettres des généraux.

Les faits ou les héritiers de César face aux sénateurs ;

Chargé par le Sénat de disputer à Antoine, parti avec les restes de son armée défaite au siège de Modène, le passage des Alpes, de le combattre, Lépide favorise au contraire la marche d'Antoine et le reçoit avec son armée. Sa trahison serait préméditée, il y aurait eu des accords secrets entre les héritiers de César opposés au sénateurs.

 

Les personnages :

  • Lépide est gouverneur de la Gaule Narbonnaise et il y commande une armée. Il doit rendre des comptes au Sénat, comme tous les généraux, et pour ce faire reçoit et envoie des courriers à Cicéron à propos des ordres reçus
  • Antoine, après le siège de Modène fuit Rome et se dirige avec le reste de son armée vers la Gaule en traversant les Alpes maritimes ;
  • Cicéron : philosophe, orateur, auteur latin, homme d'Etat. Cicéron qui a une haute position dans le Sénat voue à Antoine, qui l'a outragé, une haine profonde. Il veut se défaire de l'homme et le répète sans cesse aux généraux.
  • Plancus: lieutenant de Jules césar pendant la guerre des Gaules. Proconsul de la Gaule chevelue
  • Octave (fils adoptif de Jules César, futur empereur Auguste)

 

L'analyse du Président Thouron :

M.Thouron lit les deux mémoires qui lui ont été envoyés, celui d'Osmin Truc des Arcs, celui de monsieur Aube du Luc. Les deux auteurs revendiquant l'emplacement du forum l'un aux Arcs, l'autre au Luc.

 

Tout d'abord le Président Thouron réfute le nom donné par les deux auteurs de mémoire. Le véritable nom du forum est : Forum Vocontium. Il est nommé ainsi par les généraux Lépide et Plancus par abréviation de Vocontiorum. Ce forum était situé dans le pays des Voconces ou Vocontiens.

Les forum étaient un lieu d'étape pour les troupes romaines. Pour les distinguer les uns des autres on leur ajoute un nom complémentaire :

  • -soit celui d'un personnage,ainsi Forum Julii (l'actuel Fréjus) tire son nom de jules César.
  • -soit celui du pays où il est implanté :ainsi forum Vocontium ainsi nommé parce qu'il est établi dans les pays des Voconces ou Vocontiens et non pas à cause de Volonius, un personnage ami de Pline et vivant 150 ans après que Lépide ait campé dans ce forum, qu'il nomme dans ses lettres, ainsi que Plancus,«Vocontium. »

Première conclusion : « On laisse ce nom Forum Vocontium à ce forum, nom donné par deux généraux romains contemporains de son existence »

 

Le Président Thouron examine ensuite les documents historiques pour déterminer précisément le lieu où se trouvait ce forum.

-Selon certains auteurs et au vu des nombreux vestiges romains que l'on trouve dans le Var écrit-il, « témoins muets d'une civilisation éteinte », on a situé le forum tantôt à Brignoles, tantôt à Draguignan, ou au Luc, au Cannet,à Gonfaron et même à Vaison et à Chambéry.

Pas au Luc qui n'était pas un forum mais un municipe que Tacite appelle Lucus Vocontiorum , très loin de Fréjus(40km), pas au Cannet bâti sur un coteau élevé et isolé, plutôt construit ainsi, en hauteur, pour se protéger des Sarrasins...

-Il préfère avoir recours à l'aspect physique des sols (plaines, montagnes, rivières) et aux sources historiques comme :

  1. Les lettres des généraux transmises intactes
  2. La carte de la Gaule de la table de Peutinger (trouvée à la bibliothèque de la famille Peutinger à Ausbourg et imprimée en 1598) qui donne le tracé des voies romaines et indique les distances.
  3. Sur cette carte l'embranchement de la voie Aurélienne qui se dirigeait vers Riez était à Forum Vocontium.
  4. La table Théodosienne publiée par la société des antiquaires de France.
  5. Un plan des lieux pris sur une carte de Provence dressée par Delisle,1er géographe du Roi en 1745.
  6. Un plan pris sur la carte du département du Var.

Deuxième conclusion : Les positions de Fréjus et de Riez sont certaines(à l'opposé d'autres) et n'ont pas varié, quelle que soit la carte. Ces deux villes ont des vestiges romains importants et visibles (Fréjus : port, arène, aqueduc. Riez : 4 colonnes du temple dédié à Apollon)

« La table Theodosienne nous donnant les deux distances, Forum Vocontium à Fréjus et à Riez,le point de rencontre de ces deux distances dans la plaine des Arcs, à l'embranchement de la voie Aurélienne et sur les bords de l'Argens, y fixe de manière précise le lieu où se trouvait le Forum Vocontium »

La distance fixée par l'itinéraire de la table Théodosienne résulte d'une mensuration faite officiellement et est donc plus crédible qu'une simple allégation écrite par un général : de plus les généraux romains mesuraient les distances comme le voulait Rome : par pas(passus minor ou pas ordinaire d'environ trois pieds et passus major ou pas géométrique de cinq pieds,), en mille(mille de passus major), en stade : donc les distances qu'ils avancent peuvent être discutées, s'ils évoquent un nombre de pas c'est probablement du pas militaire qu'il s'agit et on se rapproche alors des distances de la table Théodosienne.

« Par l'application des distances on peut établir que le Forum Vocontium était situé dans la plaine des Arcs, sur la rive gauche de l'Argens »

D'autres arguments en faveur de cette position aux Arcs se trouvent dans les lettres de Lépide et de Plancus et dans les récits des historiens.

Le président Thouron pense que Lépide, à qui Cicéron, représentant le Sénat romain, a donné l'ordre ainsi qu'à deux autres généraux romains Plancus et Pollion, de diriger chacun leur armée vers les Alpes pour en fermer le passage à Antoine et le combattre, ne veut pas le faire et qu'il veut au contraire faciliter la marche d'Antoine.

Pour preuves :

  • l'arrêt pendant 9 jours par Lépide des courriers de Cicéron à Pollion qui se trouve en Espagne.
  • l'envoi par Lépide à Antoine de deux de ses lieutenants pour faciliter sa marche.

Lépide, lui-même, dirige son armée à marches forcées vers Antoine en suivant la voie aurélienne qui traverse la gaule Narbonnaise et va aboutir à Fréjus puis en Italie.

« Cette voie traverse, d'après la table Théodosienne un pont sur le fleuve Argens et à une petite distance de ce fleuve bifurquait et un embranchement de cette voie se dirigeait vers le nord pour aboutir à Reis Apollonaris(Riez), l'autre embranchement prenant la direction du SE et conduisait à Fréjus. C'est par l'embranchement qui se dirigeait vers le nord que devait arriver l'armée de Plancus. Antoine arrivait lui du côté de Fréjus.

Arrivé avant Antoine sur la rive droite de l'Argens, Lépide passe le pont : 

« Mais pourquoi s'y serait-il arrêté?Les plus simples règles de la tactique militaire lui commandaient de passer le fleuve, de se rendre maître du pont et des deux rives, de se ménager ainsi au besoin une retraite. Il lui importait aussi d'avoir son armée sur l'embranchement de la voie Aurélienne vers Riez afin que la jonction de son armée avec celle de Plancus, à qui il avait écrit de venir le joindre, ne put éprouver d'obstacles. La situation des lieux, la plus vulgaire prévoyance,les nécessités de la mission qu'il avait reçue du Sénat, d'arrêter Antoine, et surtout la présence dans son armée du sénateur Laterensis qui le surveillait avec défiance, tout lui commandait de passer le pont. 

Lépide arrive au pont d'Argens et ad forum vocontium, c'est à dire devant le forum Vocontium.Il établit son camp un peu au-delà,ultra, non pas vis à vis le camp d'Antoine qui était encore à Fréjus, mais contra Antonianos, c'est à dire de manière à avoir devant lui Antoine et ses partisans qu'il attendait. »

Lépide , depuis son camp, écrit successivement trois lettres et les trois sont datées du pont d'Argens (ex ponte Argenteo)

  • Une à Cicéron le 22 mai
  • Une à Plancus
  • Une au sénat romain qu'il date du 30 mai au lendemain de la jonction de l'armée d'Antoine à la sienne.

Ces trois lettres prouvent par la désignation identique du lieu d'où elles sont écrites, castris a ponte Argenteo, que Lépide après avoir établi son camp ad forum Vocontium et ultra ad flumen Argenteo ne changea plus sa position.

Plus loin Thouron analyse finement les termes latins utilisés par les généraux dans leurs courriers et en particulier le terme ultra qui indique un lieu qui est au-delà d'un autre mais qui y est attenant. Les camps établis par Lépide puis par Antoine à son arrivée sont attenants et « étaient tellement rapprochés que les soldats passaient facilement d'un camp à l'autre....

Et, écrit Plutarque :

« Antoine, le lendemain (de son arrivée) avec son armée (il )vint pour tenter le gay d'une petite rivière qui estoit entre deux, et luy mesme, le premier se meit dans l'eau pour gaigner l'autre rive... »

La petite rivière dont parle Plutarque ne peut être « que celle, nommée aujourd'hui le Réal, qui descendant des coteaux qui ferment au nord la plaine des Arcs, traverse une partie de la plaine et se jette dans le fleuve un peu en aval du point où se trouvait le pont Aurélien. »

Quant à Appien (traduction latine du texte grec dans l'édition de Firmin Didot de 1840) :

« Antoine arriva ad fluvium, c'est à dire devant le fleuve, au pont où la petite rivière , se jette dans le fleuve. »

 

 

Le forum Vocontium se trouvait donc bien sur la plaine de l'Argens près du confluent du Réal avec le fleuve. Nous ne connaissons pas ses dimensions mais il est probable que pour contenir une armée, ses logements et 3000 chevaux il devait être aussi vaste qu'un grand village ou une petite ville. On peut sans doute imaginer qu'il s'étendait sur l'espace englobant la vallée du Réal et la totalité de la plaine des Arcs. Les camps de Lépide et d'Antoine se situant de part et d'autre du Réal, sur les terrains partant des rives de la petite rivière, ainsi nommée par Plutarque, depuis le confluent jusqu'au collège, Hyper U et la ZAC des Bréguières.

 

Après la jonction des armées au forum Vocontium Antoine et Lepide sont proclamés ennemis publics par le Sénat et les républicains partisans des meurtriers de Jules César. Une véritable guerre civile se déroule alors entre les héritiers de César et les républicains.

Vainqueurs Antoine, Lepide et Octave(fils adoptif de César) scellent un accord et dans le cadre du second triumvirat se répartissent le gouvernement des provinces et des légions. Ils confisquent les biens de leurs ennemis et en exécutent la plupart ( c'est la « proscription »). On compte alors plus de 300 victimes exécutées sans jugement, dont Cicéron.

Plus tard les relations entre les trois responsables du triumvirat se détériorent et Octave est proclamé empereur sous le nom d'Auguste. Il règnera 44 ans

Les premiers accords qui ont eu lieu au Forum Vocontium ont donc eu d'importantes conséquences qui ont changé profondément la destinée de Rome et de ses provinces.

Le 2 février 2012, assemblée générale ordinaire de Nature Patrimoine et Paysages des Arcs.

Déroulement prévu après l'exposé des bilans :

  • Le Réal
  • Le gaz de schiste
  • La protection de la forêt
  • Les arbres remarquables (concours photo ?)
  • Commentaire par les étudiants de l’École Nationale Supérieure du paysage des photos prises des berges du Réal.
  • Questions diverses et interventions

Bilan moral

par la Présidente Eliane Dissard

En 2011 NPPA a continué les actions engagées l'année précédente : à savoir une présence active aux réunions de l'équipe extra municipale d'instruction du PLU et aux réunions du Comité Communal de Développement. (Toujours plusieurs adhérents de l'association dont la Présidente)

Quelques rencontres entretiens avec le Maire, l'adjointe à l'environnement et avec des responsables d'entreprise (S. Benhamou pour l'Hyper U et ses projets au nord du magasin actuel, avec Léo Barlatier pour la ZAC des Bréguières et le projet environnemental concernant les deux ruisseaux et les végétaux à planter sur le site) ont eu lieu dans le courant de l'année.

Une conférence animée par Georges Olivari, Directeur de la Maison Régionale de l'eau, sur « Petits et très petits cours d'eau » a été programmée à l'automne et a donné lieu à un compte rendu écrit envoyé aux adhérents.

Georges Olivari a conseillé un travail de réflexion sur les berges et le lit majeur du Réal en s'aidant des guides téléchargeables de Mireille Boyer.

La glycine a été rapatriée et plantée aux Arcs.

Un local vient d'être attribué à NPPA rue de la République ; quelques aménagements devront être effectués.

La protection des arbres isolés publics ou privés considérés comme remarquables (déjà classés ou en cours de procédure de classement) a été demandée pour inscription dans le nouveau PLU.

NPPA a aussi réactualisé son site qui est maintenant hébergé par Pacaéo Informatique.

À titre personnel plusieurs adhérents de NPPA se sont intéressés aux problèmes posés par l'exploration et l'extraction du gaz de shiste en assistant à plusieurs réunions d'information (Salernes, Draguignan : MJC et séance au cinéma Eldorado) et en s'entretenant avec le maire des Arcs et le maire de Taradeau (E.Dissard)

Sont joints à ce bilan, en annexe :

  • Une copie d'un courrier réponse à une demande d'aide à un classement d'arbres remarquables.
  • Une copie des points soumis aux candidats des Cantonales contactés et qui ont aussi été évoqués comme information au Comité Communal de développement.
  • La contribution NPPA au PLU.
  • La copie d'un courrier à Madame l'adjointe à l'environnement.
  • Le compte rendu de la conférence de G.Olivari.

Gaz de schiste

Pierre Jugy, maire du village de Tourtour, est intervenu à propos de l'exploration du gaz de schiste dans notre département. Jacqueline Chapuis, secrétaire de NPPA, fait un compte rendu de cette intervention qui a été très appréciée et qui a donné lieu à un article dans Var matin (présenté dans le site). Le compte rendu sera inséré dans le site début mars.

Étaient présentes Brigitte Nolin (collectif anti-gaz de schiste des Arcs) et deux adhérentes actives du collectif.

NPPA en tant qu'association adhère au collectif Non au gaz de schiste et est très contente qu'il existe un collectif village dynamique. Une note concernant les activités et les conseils des collectifs sera insérée dans le site. A noter que le maire des Arcs, Alain Parlanti, a pris un arrêté ayant force donc de loi, interdisant la fracturation et l'exploration du gaz de schiste sur le territoire communal.

Voir l'article dans Var-matin Les projets d'exploitation du gaz de schiste inquiètent NPPA

Le Réal

  1. Des travaux ont été effectués dans le lit mineur du Réal (Conseil Général. Entreprise ATP environnement. Luc Collanges technicien de rivière)
  2. Les conseils rappelés de G.Olivari :
    • Nécessité de maintenir une possibilité de débord pour le cours d'eau.
    • Travail nécessaire de restauration des berges et de la ripisylve (avec trois strates de végétation : arbres, arbustes, herbe)
    • Rappel des conditions de la restauration des berges à faire connaître : rôle de filtre des berges, ombrage pour maintenir la température de l'eau permettant la vie, rôle biologique des feuilles tombant dans l'eau d'où nécessité de choisir des végétaux feuillus de la région, +/- d'embacles à conserver...
  3. En plus des conseils de G.Olivari ceux du guide de Mireille Boyer concernant le lit majeur et les berges.
    (Je rappelle les premières conclusions M. Lefort et M. Koulinski – représentants de l’État- après les inondations de juin 2010 : « nécessité de laisser la place à la rivière là où elle l'a reprise. »)
    • réfection des berges
    • prise en compte du débord (PPRI ?)
    • entretien : un entretien courant doit être mis en place. Le service environnement de la municipalité doit mettre en place – sous l'autorité du maire – un programme d'entretien et un calendrier d'interventions régulières.
    La méthode pour ce faire est présentée dans le fascicule 2 du guide technique (Bassin Rhône méditerranée Corse
    Guide technique n°1 (La gestion des boisements des rivières)
    Fascicule 2 : définition des objectifs et conception d'un plan d'entretien.)
    Rôle de NPPA : faire mieux comprendre l'intérêt de l'entretien et demander que les interventions publiques dans ce domaine soient mieux définies.
  4. Comprendre que beaucoup de problèmes résultent de l'urbanisation des lits majeurs ou de l'artificialisation des réseaux hydrographiques qui aggravent les conséquences des précipitations exceptionnelles.(et du coup en cas de destruction de ces réseaux artificiels de ne pas les reconstruire à l'identique et de laisser au ruisseau la possibilité de s'écouler dans son lit mineur, de déborder éventuellement sur son lit majeur...)

Entretien entre NPPA et Stéphane Benhamou en janvier 2012 ( E.Dissard et D.Rossignol)

Les points abordés ont été : le débord, les trois strates de végétation à réaliser en ripisylve, l'entretien.

Nous devons nous revoir pour préciser ce que l'entrepreneur envisage de faire concernant les points abordés. Il nous montrera aussi les photos prises des berges au moment des inondations de juin 2010. Il nos a confié qu'il s'inspirerait pour l'entretien des conseils donnés dans le guide de Mireille Boyer.

Entretien entre NPPA et Léo Barlatier ( ZAC des Bréguières) le 1er février 2012 (E.Dissard, D.Rossignol, M .Dissard)

Points abordés et réponses :

  1. La ripisylve : les trois strates seront bien prises en compte pour les deux ruisseaux « le Bréguière » et « le Lari ».
  2. Le débord : Il n'y a pas de rejets industriels dans les deux ruisseaux et pas ou peu d'eaux de ruissellement (les parkings ont tous des bordures), d'autre part des séparateurs d'hydrocarbures ont été installés sur chaque parcelle ainsi que des séparateurs d'hydrocarbures « naturels » sur les voiries de la zone.
    Les passages sous la RN7 (exutoires) ont été conservés.
    2 zones d'expansion (lit majeur) sont prévues de 32000m3 en tout.
  3. Les végétaux : La RN7 une haie de densification supplémentaire sera plantée (demande effectuée lors de notre dernier entretien NPPA/ZAC/LPO) qui reçoit donc une réponse positive). Une seule ouverture sera maintenue, au bout du mail principal, de façon a préserver une vue sur le village ds Arcs.
    Toutes les plantes invasives ont été supprimées (et il n'y en a pas de prévues dans les projets de plantation)
    La plantation des végétaux a pris du retard (on attend l'eau du canal de Provence - ce qui ne serait pas vraiment utile d'après Denys Rossignol - et l'aménageur se pose la question de l'opportunité ou non d'une clôture (non prévue dans le projet initial mais la question se pose depuis des vols importants de végétaux plantés à l'essai)).
    12000 arbres et 12000 arbustes sont prévus. (arbustes d'alignement : noisetiers de Bysance, micocouliers, tilleuls, frênes).
    Arbres sur les espaces périphériques : charmes, peupliers, amandiers.
    Prolongement de la haie de la Gachette : chênes, aulnes, peupliers.
    Ripsylves : peupliers, pins tamaris, charmes, chênes et à notre demande arbres fruitiers
    Autres : une prairie marécageuse (points PM sur plan) sera créée vers la pointe de la Gachette
    Deux vergers sont prévus (1 à l'entrée, 1 vers la RN7) : figuiers et sur notre conseils pruniers.
  4. Entretien : La CAD aurait demandé à récupérer les 22HA d'espaces verts d'ici deux ans et serait donc chargée de l'entretien (!!)

Conférence sur petits et très petits cours d'eau du 15 octobre 2011

Aux adhérents de NPPA.

Je vais essayer de vous faire un compte rendu de la conférence animée par Georges Olivari le 15 septembre 2011 à la salle de l'Oiseau Lyre.

Il y avait une trentaine d'auditeurs dont Alain Parlanti, maire des Arcs, et Max Carzoli, premier adjoint, quelques présidents d'association dont Daniel Colé ( club de bridge des Arcs) et la directrice du CFA des Arcs.

J'ai mis en gras ce qui m'a semblé important pour le Réal.

Georges Olivari a commenté des photos, des graphiques et des textes pour aborder successivement les points suivants :

  • Les objectifs de la loi de 1992 sur l'eau et ceux plus récents du Grenelle de l'environnement sur la nécessité d'atteindre un bon état de la qualité de l'eau d'ici 2015.
  • Un bon état c'est à dire une bonne qualité de l'eau, en quantité suffisante et en ayant une bonne qualité physique du milieu.
  • La diversité du milieu, la variabilité du débit et la connectivité des différents cours d'eau.
  • Les quatre dimensions à prendre en compte à propos d'un cours d'eau :
    • amont/aval
    • la mobilité + les connexions (latéralité)
    • la dimension verticale (nappe)
    • les cycles hydrologiques (des basses eaux aux hautes eaux)
  • Le Grenelle de l'environnement préconise que 60% des masses d'eau devront être en bon état. Pour le Grenelle il faut prendre en compte, pour ce faire ; les petits et très petits cours d'eau c'est à dire ceux de la source jusqu'au rang 3. Le Réal a un code hydro, c'est un cours d'eau sur lequel la loi s'applique totalement.
  • Les multiples espèces qui vivent dans ces petits cours d'eau et par suite les relations que les petits cours d'eau entretiennent avec les plus grands. La grande importance des liens entre les cours d'eau, quelle que soit leur taille, cours d'eau qui sont de véritables réservoirs biologiques, des habitats de populations avec des échanges permanents. On parle alors d'une méta population qui permet de maintenir une harmonie génétique.
  • La nécessité de maintenir une possibilité de débord pour les cours d'eau.
  • La ripisylve (zone de transition entre le milieu humide et le milieu « sec ») une véritable forêt avec trois strates de végétation (arbres, arbustes, herbe)
  • Les conditions de la régénération :
    • Le maintien des berges (« si on voit les racines, c'est qu'il n'y a plus de berges. S'il n'y a pas de végétation il n'y a pas de maintien des berges mais il est normal que la rivière mange ses berges car elle est vivante, elle est dynamique. Il faut entretenir et refaire les berges.»)
    • Rôle de filtre des berges
    • Ombrage nécessaire pour la température de l'eau et éviter une trop grande évaporation
    • Rôle biologique des feuilles qui tombent dans la rivière (choisir des feuillus de la région quand il faudra végétaliser)
  • La gestion des berges : obligations des propriétaires. Entretien régulier.
    Cette gestion présente un intérêt collectif : il faut agir au delà de la parcelle, il faut assurer une coordination ( administration au moins en début d'opération) car c'est très complexe.
    Pour la restauration il faut prendre en compte trois principes essentiels : l'écologique, l'humain et l'agricole.
    Conseil : lire et utiliser les guides de Mireille Boyer
    Pour les embâcles voir avec un technicien de rivière.
    Deux types de gestion qui peuvent être complémentaires :
    • Gestion de génie biologique
    • Gestion de génie civil (enrochements par ex près d'un pont).
    Selon les besoins on privilégie l'une ou l'autre en gardant présents les impératifs de la loi sur l'eau.

par la Présidente Eliane Dissard

En 2011 NPPA a continué les actions engagées l'année précédente : à savoir une présence active aux réunions de l'équipe extra municipale d'instruction du PLU et aux réunions du Comité Communal de Développement. (Toujours plusieurs adhérents de l'association dont la Présidente)

Quelques rencontres entretiens avec le Maire, l'adjointe à l'environnement et avec des responsables d'entreprise (S. Benhamou pour l'Hyper U et ses projets au nord du magasin actuel, avec Léo Barlatier pour la ZAC des Bréguières et le projet environnemental concernant les deux ruisseaux et les végétaux à planter sur le site) ont eu lieu dans le courant de l'année.

Une conférence animée par Georges Olivari, Directeur de la Maison Régionale de l'eau, sur « Petits et très petits cours d'eau » a été programmée à l'automne et a donné lieu à un compte rendu écrit envoyé aux adhérents.

Georges Olivari a conseillé un travail de réflexion sur les berges et le lit majeur du Réal en s'aidant des guides téléchargeables de Mireille Boyer.

La glycine a été rapatriée et plantée aux Arcs.

Un local vient d'être attribué à NPPA rue de la République ; quelques aménagements devront être effectués.

La protection des arbres isolés publics ou privés considérés comme remarquables (déjà classés ou en cours de procédure de classement) a été demandée pour inscription dans le nouveau PLU.

NPPA a aussi réactualisé son site qui est maintenant hébergé par Pacaéo Informatique.

À titre personnel plusieurs adhérents de NPPA se sont intéressés aux problèmes posés par l'exploration et l'extraction du gaz de shiste en assistant à plusieurs réunions d'information (Salernes, Draguignan : MJC et séance au cinéma Eldorado) et en s'entretenant avec le maire des Arcs et le maire de Taradeau (E.Dissard)

Sont joints à ce bilan, en annexe :

  • Une copie d'un courrier réponse à une demande d'aide à un classement d'arbres remarquables.
  • Une copie des points soumis aux candidats des Cantonales contactés et qui ont aussi été évoqués comme information au Comité Communal de développement.
  • La contribution NPPA au PLU.
  • La copie d'un courrier à Madame l'adjointe à l'environnement.
  • Le compte rendu de la conférence de G.Olivari.

Conférence "Petits et très petits cours d'eau" animée par Georges Olivari

Le 15 octobre 2011, conférence avec Georges Olivari aura lieu samedi 15 octobre à l'oiseau lyre (collège des Arcs).

"Petits et très petits cours d'eau"

  • Intérêt patrimonial.
  • Intérêt d'une analyse globale et de la mise en place d'un diagnostic.
  • Aux Arcs le Réal et ses berges.

le 5 octobre 2011

Conférence par G. Olivari : Petits et très petits cours d'eau

La conférence animée par Georges Olivari aura lieu samedi 15 octobre à l'oiseau lyre ( collège des Arcs) à 18h. Elle devrait se terminer vers 19h30-20h.

Son titre : Petits et très petits cours d'eau

  • Intérêt patrimonial.
  • Intérêt d'une analyse globale et de la mise en place d'un diagnostic.
  • Aux Arcs le Réal et ses berges.

Les adhérents de NPPA sont invités bien sûr à assister à cette conférence qui prolongera celles animées ces dernières années par cet excellent conférencier.

Entretien avec le maire

Un entretien avec le maire sur les objectifs de NPPA a eu lieu en septembre suivi d'un échange au sujet de la conférence G.Olivari. Le maire a accepté que les invitations partent de la mairie et accepté qu'Eve Balbis du service communication fasse les affiches.

Site des menhirs

Le 4 octobre Eliane Dissard est allée avec Louis Passerin et Frank Lanery (chargé de l'environnement à la mairie) sur le site des menhirs et d'un probable dolmen dans la forêt communale. Un courrier à ce propos et demandant le redressement de deux menhirs tombés, le nettoyage des sites et de ce qui serait aussi « l'atelier des hommes du néolithique » va être adressé au maire.

Corespondance à M le Maire des Arcs, le 13 mars 2011

Bonjour Alain,

Je te réexpédie un communiqué que m'a fait parvenir Philippe Chesneau dont nous pourrions un peu parler à une réunion PLU mais je souhaite surtout t'informer du contenu de la réunion d'hier organisée à Salernes par le collectif " non au gaz de schiste 83" à laquelle j'ai assisté avec quelques membres de NPPA.

A cette réunion il y avait d'ailleurs quelques élus ( maires de Salernes, Néoules, Tourtour...quelques adjoints et conseillers généraux dont B.Mariani qui ne s'est pas fait connaître et qui n'a donc pas parlé mais que j'ai rencontré à la sortie)

J'ai l'intention de programmer une conférence débat sur ce sujet en utilisant la mallette pédagogique fournie par le collectif à moins que tu préfères qu'une réunion publique soit organisée?

Je peux venir en discuter avec toi, le permis pour l'exploitation du Var ( permis de Brignoles) n'est pas encore signé et cela laisse une possibilité de manifester notre refus de toute exploitation prévue ( par des groupes tampon qui projettent de revendre à d'autres entreprises- américaines- et sans doute aux grands groupes Total et Suez)

Je sais que le sous-sol n'appartient pas aux communes mais à l'Etat ( code minier) mais les enjeux sont importants et les menaces graves : il convient de sensibiliser les varois du centre et du nord ( le littoral n'est pas prévu dans le périmètre !)

Quelques communes ont déjà pris un arrêté même si elles ont conscience qu'on ne leur demandera pas leur avis mais en conscience également que si toutes les communes concernées le font cela dégagera peut-être une force de persuasion efficace.

Je te porterai en mairie un exemple de motion sur la prospection présentée au conseil municipal de Garéoult et votée à l'unanimité.

Merci de me faire savoir si tu veux que nous en parlions assez rapidement ( en même temps nous pourrions évoquer d'autres points : un contact avec Georges Olivari sur les berges du Réal, un point sur la reconstruction de la place, l'avenir de ce qui reste du théâtre en fonction des souhaits de la municipalité et en parallèle des possibilités offertes pour cette reconstruction au même endroit ou ailleurs ...)

Éliane Dissard

Chesneau Philippe
Conseiller Régional
Délégué à l’économie responsable
Co Président des élus : Europe Ecologie - Les Verts Partit Occitan

Merci de diffuser ce communiqué (12/03/2011)

Alerte danger !

La population japonaise est actuellement victimes d’un tremblement de terre et d’un tsunami. Deux catastrophes. Et peut être une troisième, nucléaire.

Nous pouvons déjà en tirer deux leçons.

En Provence existent aussi des failles sismiques, en particulier près de Cadarache où va être installé Iter :

  • À 5 km de Cadarache le paléoséisme de Maragrate.
  • Sous Cadarache, la faille de Vinon.
  • À 17 km, la faille de Trévasse, responsable du séisme de Lambesc de 1909.
  • À 7 km de Cadarache, la faille d’Aix Durance responsable des séismes de Manosque en 1509 et 1708.

D’ailleurs deux géologues universitaires, Madame Denise Nury et Monsieur Jacques Muller, ont publié un rapport intitulé « Sur les dangers du site nucléaire de Cadarache placé sur la principale faille sismique de Provence ». Ce rapport précise : « En raison de la fragilité sismique du site de Cadarache …il nous semble impératif, avec toutes les connaissances acquises en géologie, sismologie et hydrologie, d’interdire tout stockage de déchets radioactifs sur le site de Cadarache et toute extension des installations existantes ».

D’ailleurs, suite aux alertes des écologistes sur les dangers sismiques du site de Cadarache et suite à l’avis de l’IPSN de 1994, déjà plusieurs ateliers, dont ceux de la COGEMA produisant du MOX ont dû fermer à Cadarache.

Première leçon : Nous ne sommes pas à l’abri d’une catastrophe nucléaire causée par un tremblement de terre.

Seconde leçon. La population japonaise nous apprend aussi que l’éducation à se protéger des risques est une habitude la bas. Certes cela ne suffit pas à éviter les drames, mais en réduit les effets. A quand des informations et des exercices pour nous préparer aux accidents nucléaires, aux inondations (par exemple du Las), etc. ?

Version original du communiqué de Chesneau Philippe au format pdf

Les problèmes liés à l’environnement qui préoccupent NPPA : il conviendrait que les candidats aux élections cantonales pour le canton de Lorgues y réfléchissent et indiquent clairement leur position à ce sujet.

Liste des points abordés :

  • L’eau
  • La forêt
  • La prévision des crues
  • Les stations d’épuration
  • Les rejets industriels
  • STOGAZ
  • L’agriculture
  • La production traditionnelle
  • Le canal de Provence
  • Les schémas d’assainissement
  • Le gaz de schiste
  • L’information des citoyens
  • La protection du patrimoine naturel
  • La protection du patrimoine architectural
  • La dépollution
  • Les traitements des végétaux
  • La place des espaces verts dans la cité
  • Le tri sélectif

L’eau :

Directive sur l’eau 2000/60/CE du Parlement Européen et du Conseil( 23/10/2000) : appelée Directive Cadre sur l’Eau ( DCE) le plan est d’application obligatoire à partir de 2010 et a pour but de rétablir le bon état de l’eau.Le calendrier français vise ce bon état pour 2015.

Pour ce qui nous concerne :

  • Vérifier que les différents travaux (constructions, abattages, faucardage, nettoyage…) ne provoquent pas un réchauffement de l’eau responsable depuis des années de la dégradation des milieux aquatiques.
  • Restauration de la continuité écologique (libre circulation des organismes biologiques et des sédiments)
  • Restauration du principe pollueur-payeur
  • Rappel des droits et devoirs des riverains et surveillance de leur application
  • Définition des quantités d’eau prélevables en fonction des besoins des milieux aquatiques ;
  • Pas de retenue créée en lit mineur et de déconnexion de cours d’eau
  • Limitation de l’imperméabilisation des sols (voir ce qui se passe dans les zones industrielles)
  • Mise en place de bandes herbées le long des cours d’eau
  • Interdiction des rejets directs aux cours d’eau des drains (nouveaux et anciens)
  • Promotion des bonnes pratiques agricoles
  • Programme d’actions réglementaires mis en place (visant le zéro pesticide, cultures économiques en intrants par exemple…)
  • Interdiction de l’usage des pesticides pour les collectivités et les gestionnaires des voies.
  • Maintenir le principe de fertilisation équilibrée.
  • Harmoniser les politiques d’assainissement sur les bassins versants
  • Obligation d’une étude diagnostic sur l’origine des rejets de matières dangereuses lorsque la station rejette plus de 600kg/jour de DB05 et détermination de plafonds stricts de rejets des STEP par temps de pluie ou sec (LB)
  • Obligation de conventions de déversement avec les industriels raccordés.

La forêt :

  • Réfection des berges de l’Argens qui la traverse.
  • Exploitation forestière reprise et raisonnée
  • Limitation de pistes « touristiques » mais dont la création est souhaitable pour la visite du site mégalithique des menhirs.
  • Protection des quelques zones humides
  • Identification et restauration des sources répertoriées en 1929

La prévision des crues :

Pour comprendre le phénomène des inondations, il faut d’abord s’intéresser à la topographie d’un paysage. Tout sol a une certaine capacité d’ absorption de l’eau. Cependant, lorsque les volumes d’eau sont trop importants, le sol se sature et doit en rejeter une partie. En période de fortes précipitations , cette eau ruisselle et s’accumule dans un bassin-versant.

Concrètement il s’agit d’une aire de réception délimitée par des lignes de crête, qui collecte l’eau et la fait converger vers un exutoire commun. L’écoulement fait monter le niveau des lacs et des rivières avoisinants et peut ainsi provoquer des inondations.

Plus le bassin versant est petit plus le débit de l’eau est rapide. Les inondations du Var correspondent au modèle de crues éclairs : une quantité énorme d’eau s’accumule en un temps record (à peine quelques heures) sur une surface relativement restreinte. Le bassin versant de l’Argens a une superficie de seulement 2700kilomètres carrés.

De St Tropez à Draguignan, les cumuls de précipitations sont de 200 à 300litres d’eau part mètre carré. A certains endroit , en juin, en Dracénie il a pu tomber en quelques heures 400 millimètres d’eau, c’est à dire 400litres par mètre-carré. (ce qui correspond à la moitié de la pluviométrie annuelle dans le département.)

Source : Daniel Hoffman . Internet

Si les cours d’eau qui traversent le canton avaient été surveillés les communes auraient été prévenues plus tôt de la catastrophe.

Il est question de surveiller l’ensemble des cours d’eau du Var l’an prochain par le service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des inondations (SHAPI)

Ce serait sans doute une bonne chose car jusqu’à maintenant les cours d’eau du sud-est sont très peu surveillés (Bruno Janet du SHAPI)

L’agriculture :

  • La volonté des élus (augmenter la surface agricole) doit être soutenue et la production locale aidée, en particulier celle de maraîchage de la plaine St Jean (traditionnellement terre agricole de grande qualité)
  • Promotion de la culture biologique et extension. (produits consommés au restaurant scolaire par exemple)
  • Reprise de méthodes de culture traditionnelle comme celle des cultures mélangées (un ou deux rangs d’arbres fruitiers suivis de quelques rangs de vignes, arbres fruitiers en ligne 1, légumes en ligne 2 etc…)
  • Recours aux productions régionales et aux marchés forains de proximité ( éviter les transports coûteux en pétrole et polluants) contribuant à la baisse du chômage……..
  • Reprise de cultures anciennes (lupins, oliviers, raisins de table, vergers)

Le gaz de schiste :

Certains schistes contiennent du méthane piégé dans leurs fissurations. Ce gaz est formé par la dégradation du kérogène présent dans le schiste , mais, comme pour le gaz de charbon, il existe deux grandes différences par rapport aux réserves de gaz conventionnel.

La première est que le schiste est à la fois la roche source du gaz et son réservoir.

La seconde est que l’accumulation n’est pas discrète (beaucoup de gaz réuni en un point) mais continue (le gaz est présent en faible concentration dans un énorme volume de roche), ce qui rend l’exploitation bien plus difficile.

Une technique permettant l’exploitation du gaz contenu dans ces roches consiste à utiliser l’hydrofracturation en association avec de nombreux produits chimiques.

Un bon nombre de ces produits sont dangereux pour l’environnement et les organismes vivants.

Cette technique se base sur la fracturation des poches de gaz par injection d’eau. Chaque puits peut-être fracturé entre 15 et 20 fois, chaque fracturation consommant entre 7 et 28 millions de litres d’eau. Environ la moitié de ce volume est récupérée, l’autre moitié percole dans le milieu géologique jusqu’aux nappes phréatiques.

Nappes contaminées, dépôts de déchets,pollution de l’air (oxydes d’azote, composés organiques volatils irritants pulmonaires),consommation énorme d’eau, beaucoup de roches extraites pour peu de gaz (destruction sévère du paysage) : il conviendrait avant toute décision qu’un moratoire soit décidé et que l’évaluation de ce qui se fait ailleurs soit connue (par exemple: 500000 puits aux USA dans 31 états, Sur 31 inspectés 19 ont été reconnus comme ayant des fuites.)

En Provence - où il y a de nombreuses fissures géologiques, peu d’eau (même si celle du canal de Provence arrive), un paysage superbe qui attire les touristes (et qui en cas d’exploitation serait grandement détérioré), une population relativement dense, des bassins versants relativement courts- les dangers de contamination pour un profit relativement faible seraient très grands.

NPPA est contre ce projet d’exploitation dans notre région.

Les espaces verts

Pourquoi ne pas envisager un espace tampon entre la place de l’hôtel de ville et Carlevan Tamisier consacré à un espace vert de type Jardin médiéval ? cela constituerait un véritavle lien , une cohérence entre le Parage, le théâtre de verdure (s’il reste à l’endroit où il a été primitivement construit) et la chapelle St Roch.

Jardin médiéval:

  • attrait touristique supplémentaire
  • attrait apaisant pour les habitants du centre ville et ceux des autres quartiers.

Il pourrait être construit comme celui - célèbre - de Cluny à Paris en ayant sa touche personnelle (un maximum de lupins par exemple)